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Dépenses de santé : la France pourrait économiser 800 millions d'euros par an en augmentant le recours aux médicaments génériques
information fournie par Boursorama avec Media Services 15/04/2026 à 15:15

La France est à la traîne sur les médicaments générique, avec une part de marché presque moitié moins importante que des pays comme l'Allemagne, le Canada ou le Royaume-Uni.

( AFP / LOUAI BESHARA )

( AFP / LOUAI BESHARA )

Le système de santé français pourrait économiser des centaines de millions d'euros en en augmentant le recours aux médicaments génériques et biosimilaires, a plaidé mercredi 15 avril un nouveau lobby qui rassemble les spécialistes des traitements "abordables".

"Si on arrivait à atteindre le taux de pénétration des médicaments génériques en Allemagne, 800 millions d'euros d'économies additionnelles seraient générées mécaniquement chaque année ", a estimé auprès de l'AFP Sébastien Michel, président de l'Alliance des médicaments abordables (Alma).

Cette organisation, lancée mercredi, va remplacer le Gemme, le lobby des médicaments génériques en France. L'Alma ambitionne un périmètre un peu plus large, autour des médicaments dits "abordables". Ces derniers comprennent essentiellement les génériques, c'est-à-dire des versions identiques de médicaments dont les brevets ont expiré, et les biosimilaires, qui sont eux semblables mais pas absolument identiques.

Les traitements "abordables" sont en moyenne 40% moins chers que les spécialités de référence, selon l'Alma, Ils traitent chaque année 28 millions de patients et génèreraient ainsi 2,5 milliards d’euros d'économies, estime-t-elle.

La France à la traîne sur les génériques

Mais la France, regrette-t-elle, reste à la traîne : la part de marché des génériques y est seulement de 44% contre 79% au Canada, 80% au Royaume-Uni et 84% en Allemagne, soit presque le double, souligne l'Alma dans un communiqué. Même chose pour les biosimilaires, avec 52% en France, contre 85% au Canada, 79% en Italie ou 66% au Royaume-Uni.

Certes, "depuis un peu plus d'un an, on commence petit à petit à rattraper ce retard" , l'usage des biosimilaires ayant sensiblement augmenté, a constaté Sébastien Michel, également directeur des affaires publiques chez Viatris, acteur majeur du secteur.

Le cadre reste néanmoins trop contraignant au goût des industriels. L'Alma estime que trop peu de médicaments peuvent être remplacés par un biosimilaire, et souhaite un élargissement.

Toutefois, le syndicat appelle aussi à "stopper la spirale de dépréciation des prix" : cette année, le périmètre des médicaments produits par l'Alma est visé par une baisse de prix de 200 millions d'euros. Or, leurs prix "sont largement inférieurs par rapport au reste de l'Europe, quasiment de moitié", assure l'organisation.

Cette année, l'industrie française du médicament s'est fragmentée avec l'émergence de deux autres nouveaux syndicats professionnels: Initiative Pharma, formée des poids lourds de l'industrie pharmaceutique française qui ont quitté la principale organisation du secteur, le Leem, ainsi que MedFrance, représentant les entreprises de taille intermédiaire et les PME du secteur.

1 commentaire

  • 15:48

    Faudrait déjà agir auprès des pharmaciens qui ne se gênent pas pour donner la marque sur laquelle ils ont la plus grande marge. D'ailleurs parfois le générique est plus cher que le produit originel. Compliqué.Mais l'on trouve des comparateur sur tout ce qui peut être acheté sauf sur les médicaments.Trop forte et puissante cette industrie.


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